Les Ombres d’Esteren

 

 

Les Ombres d’Esteren est un jeu réalisé par le collectif Forgesonges et s’inscrit dans un ensemble comprenant en particulier un jeu vidéo. Divers compléments sont disponibles sur le net, comme de la musique ou des aventures dont vous êtes le héros. Il s’agit un jeu à secrets, qui met l’accent sur l’horreur. Le fantastique est présent mais reste relativement discret : l’univers ne met en scène que des êtres humains, et il n’y a pas de magiciens lançant des boules de feu. Les personnages sont des gens normaux qui vont être confrontés à l’horreur et au surnaturel.

L’univers est, du point de vue technologique, essentiellement médiéval. Toutefois, bien des éléments, comme le vocabulaire et la religion traditionnelle, sont d’inspiration celtique ; enfin, une forme de science se développe. Le monde du livre de base comporte principalement une grande péninsule, nommée Tri-Kazel, qui est divisée en trois royaumes théoriquement alliés, qui portent les noms des trois frères qui les ont fondés il y a mille ans : Taol-Kaer, Reizh et Gwidre. Quelques îles proches sont également accessibles. La péninsule est séparée du reste du continent par une chaîne montagneuse difficile à franchir, suivie d’une plaine marécageuse.

Les trois royaumes ont évolué, et, mille ans après leur fondation, ont acquis des caractéristiques qui les distinguent les uns des autres. Gwidre, acquis à la foi du Dieu Unique venue du continent, est une société féodale de plus en plus proche d’une théocratie, alors que Reizh voit émerger une bourgeoisie urbaine et accepte dans ses villes les magientistes, sorte de mélange de magiciens et de scientifiques, également issus du Continent. Taol-Kaer mélange loi féodale et clanique. Plus fidèle à la foi traditionnelle proche de la nature représentée par les demorthèn, qui évoquent des druides, le royaume se méfie des magientistes comme des prêtres venus de Gwidre. Les bardes sont des conseillers influents et des diplomates. Quant aux varigaux, ce sont des messagers, toujours sur les chemins, même les plus périlleux, maintenant le contact entre les diverses parties de la péninsule.